L'art pour l'enfant Éviter les pièges de l'élitisme et sans tomber dans une banalisation et un relativisme de la culture
Ne voyez dans ce texte textes quelque jugement que ce soit, ce n'est pas ma nature, ni ma volonté.
Il faut simplement avouer que certains pensent que la culture est réservée à une certaine élite qui est entre guillemets née dedans. Traitant des films comme celui de Roger Coggio « les fourberies de Scapin » de spectacle populiste, ils refusent le droit de cité à quelques chaînes comme Arte ou France 5 qui tente d'amener une certaine culture à tout un chacun.
Dans l'AMour de l'Art, Pierre Bourdieu dénonçait l'idéologie charismatique de nombreux amateurs d’Art. Pour ceux-ci, aimer l'art relevait de la « grâce » et non pas de trop savantes explications lourdement didactiques. Comme si l'art était réservé à un petit nombre….
Cette idée même me gêne beaucoup. Puisqu'elle présuppose l'impossibilité pour certains d'y accéder.
Or l'ar
Aussi, chacun peut avoir axé librement à l’art. À cela certains ne répondront qu'il faut être initié. Certes, pour mieux apprécier, pour mieux comprendre, pour entrer dans une certaine démarche … Mais saurions-nous encore à l'époque de l'écriture du Pygmalion, et devons nous chausser ses lunettes de l'indigne savant misogyne qui traite de la jeune demoiselle qui vend des fleurs comme un objet, comme un enfant sauvage qui ne sait pas utiliser ses sens….
La différence entre le novice et le lettré va se jouer dans la critique de la culture, dans la compréhension et dans l'analyse qu'il en fera. Repensant à la scène de l'assommoir durant laquelle se raconte la visite du Louvre. Que l'émerveillement ! Et c'est ce qui nous importe le plus. Même s'il est évident que la remarque de Copeau sur la Joconde qui la compare à sa tante peut tout en ne faisant sourire, nous rappeler les limites de l'appropriation de l'œuvre entre autre picturale sans certains outils pour permettre le décodage.
Au Moyen Âge, tous les monuments ecclésiastiques qui furent construits, en dehors de l'aspect purement architectural, eurent une vocation pédagogique. Les vitraux, œuvres majeures de certains bâtiments servaient à initier le jeune novice à la culture cultuelle…
D'ailleurs nous savons à quel point le monde ecclésiastique est à la base de ce que j'appellerai sans être péjoratif l'apprentissage de masse. On peut certes, sur ce point me contredire, en prenant pour point de départ l'école laïque des hussards de la république. Nous pourrons reprendre ultérieurement ce thème.
Mais si nous en venons à la situation actuelle, et aux souhaits et qui était le notre de ne pas accepter un prosélytisme culturel. Quelle position prendre dans cet état de fait
La question du relativisme de la culture, et s'il faut sous le prétexte un peu simpliste d'amener la culture à tous, brader cette culture se pose.
Il est nécessaire d de faire une distinction entre la culture et les cultures d'une part.
La culture est en effet la part d'héritage, véhiculée par une histoire de notre pays couplée à celle des autres, légitimée par le poids des ans, par les institutions, par son étude au niveau des programmes scolaires ces terrains.
Les cultures se sont ces héritages linguistiques ou autres que se laissent les générations entre elles. Elles sont diverses et poly--formes, et n'existent que par leur singularité et leur différence. On peut même parler de porte-parole de cultures parfois simplement orales qui servent de base à la réflexion de ce que nous pourrions appeler les bonnes questions, et tout jeune adolescent et futur adultes est en mesure de se poser par rapport à son parcours personnel et à celui de ses descendants et ascendants. Elles suscitent chez les gens qui lui sont extérieurs un questionnement également et des regards sur le monde que l'on peut côtoyer quotidiennement sans réellement le connaître. Ces cultures sont porteuses aussi de nos jours des fondements de notre bien-être comme de nos inquiétudes. Elles nous apaisent autant qu’elles nous même nous tourmentent de par la nature même des relations souvent familiales, elles présupposent.
Mais, revenons à la culture avec un grand C, celle que les enseignants ont vocation à transmettre. Cette culture qui nécessite nous l'avons vu un minimum d'éléments pour l'intégrer totalement, bien que dès les premiers contacts avec l'art, et c'est là où est toute sa valeur, un déclic se fait entre eux l'œuvre et son fan, son amateur si vous préférez et plus prosaïquement. Mais il se prétexte d'amener mon membre de personnes vers la culture et entre autres des enfants, permettez moins de préciser que nous devons être vigilants et rigoureux.
La culture n'est pas l'affaire d'une élite, néanmoins elle ne peut pas se brader.
Soyons réalistes et ne comparons pas Eurodisney et le musée d'Orsay, il n'y a rien entre les deux qui puissent permettre de parler de culture pour les deux.
Sans être sélective, je ne souhaite pas que ma culture, celle de mon pays devienne un melting-pot fait d'un pêle-mêle de tout et de rien sous prétexte de ne pouvoir servir tout le monde.
Il ne faut pas baisser les bras ni baisser le niveau, se cultiver : oui parfois cela entraîne dans des méandres, ce n'est pas si facile que ça je pars en particulier à la littérature.
Mais les rêves de son plus beau parce qu'ils sont inaccessibles, les romans a de l'eau de rose des quais de gare si utiles soit-il ne rentre pas dans le domaine de la culture s'il vous plaît.
Amener les enfants à se cultiver, comme se cultiver en tant qu'adulte demande incertain effort.
Nous possédons notre passé avec notre héritage culturel, notre présent avec notre style de vie, les médias à un des moyens de communication que nous préférons, il nous reste à construire notre futur pour que notre bagage soit encore plus prolifique. Et c'est dans ce futur, grâce de ce passé et ce présent, à la possibilité de réflexion sur ce que nous savons, ce que nous ne savons pas, ce que nous ressentons, ce que nous ne ressentons pas, et à notre autre dynamique critique , que nous devrons d’ensoleiller et ne pas notre vie.
Même si cela ne paraît pas évident pour tout un chacun, la rencontre avec l'art nous change. Pour l'enfant cela est encore plus vrai, lorsque l'on conduit un enfant à un créer une production, on engage de cet être dans un chemin de réussite. Bien des débats se pour souffrir sur la notion de réussite en arts plastiques, nonobstant je crois qu'il est avéré une évaluation sommative d'une production d'arts plastiques serait tout à fait aberrante. Une création artistique ne répond ou non à des critères de compétence, et à travers cela une évaluation informative à but très pédagogique peut être mise en place. Je me hisse en force contre toute personne qui serait tentée de qualifier quelques productions que ce soit d'enfants de nul ou de tout autre adjectif du même registre. Au il y ait création, elle est de six de par le fait même, ensuite il y a adéquation ou non avec l’item fixé…
Sinon cela reviendrait à comparer un dessin d'un enfant de trois ans et à celui d'un enfant de 10 ans sur un sujet. Le petit de maternel et celui de CM2 dessinant leur maman rendront des portraits différents mais en manque un point comparables si ce n'est le thème. Bien évidemment quelques-uns auront de l'abrupte idée de le faire, mais je ne commencerai pas.
C'est par ce qui faudra un minimum de contraintes pour trouver des idées, des œuvres de qualité que cette rencontre avec la vie avec la création ne pourra se mettre en place aussi facilement que nous pourrions le souhaiter. Malgré cela, l'impact de ce rendez-vous entre l'enfant et l'art transport tellement d'espoir pour le futur, qui mérite toute notre attention. t se voit, l’art écoute, l'art se touche etc. mais, chacun a ses sens, plus ou moins développés suivant la nature suivant, le vécu suivant l'expérience.
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